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Jules DENEL au Lycée Coubertin.

D 1er avril 2013     H 17:52     A     C 0 messages


Le véliplanchiste qui monte rencontre la section sportive planche à voile.

L’arrivée se voulait discrète, la trentaine d’élèves de la section ne savait rien de la surprise concoctée par Philippe Turpin, professeur d’EPS responsable de la classe sport-études et Bastien Vernalde, moniteur du Yacht Club du Calaisis. Mais voilà, quand un grand blond arrive au beau milieu de la cour du lycée avec un fourgon à son effigie, impossible de conserver longtemps le secret.

Le courant est tout de suite passé entre Jules, le pro, champion de France et champion du monde jeune, et depuis deux ans dans le top 15 de la coupe du monde, et les jeunes véliplanchistes du lycée. Le jeune homme est abordable, son discours est clair, il aime le windsurf et entend bien, dès qu’il le peut, faire partager sa passion.
Après quelques projections vidéo de ses actions, sauts à plus de 10 mètres, doubles rotations, surfs puissants, place aux questions/réponses.

Son programme ? « Après 15 jours au Cap vert et 3 semaines passées en Afrique du Sud pour m’entraîner, je passe quelques jours dans le nord avant de partir pour un photo-shooting à Hawaï, puis la coupe du monde reprend et j’espère faire encore mieux que ma place de 7ème, mon meilleur résultat, sur l’étape de Sylt en Allemagne ».

Son métier de pro ? « Je viens de signer un contrat avec les voiles Neil-Pryde et les flotteurs JP Australia, ce qui se fait de mieux dans le domaine. En plus d’avoir un équipement au top avec des flotteurs de série haut de gamme, mais aussi quelques prototypes, je bénéficie de la structure d’encadrement de ces deux grosses marques, et ça, c’est nouveau pour moi ».

Le windsurf sur la côte d’Opale ? « Les conditions sont super, mais manquent un peu de variété. Pour progresser, il faut bouger, rider des vagues différentes, et puis l’hiver, c’est vraiment dur de s’entraîner ici, les navigations sont forcément plus courtes, et comme tu évites de tomber quand l’eau est trop froide, du coup, tu ne progresses pas autant. Et les autres compétiteurs, je sais qu’ils s’entraînent et progressent, donc à moi d’aller chercher les navigations ».

Ses galères ? « Il est aujourd’hui très difficile de gagner sa vie avec le windsurf, certains, ils ne sont pas nombreux, gagnent vraiment beaucoup d’argent, même si ce n’est pas comparable avec des sports plus médiatiques. Pour les autres, comme moi, et encore je m’en sors bien, l’objectif est de pouvoir réaliser le circuit complet. Car voyager aujourd’hui avec du matos, ça coûte vraiment très cher. Mais je voyage, je m’éclate, je vis ma passion, c’est déjà énorme ».

Ses peurs : « Maintenant je n’ai plus du tout peur dans des doubles front loops, j’envisage même de passer le triple ». Ils ne sont qu’une poignée à dominer cette double rotation et à vouloir et à pouvoir en ajouter une troisième. « C’est sûr, le premier qui posera ce truc marquera le windsurf. J’aimerais bien être ce gars là ».

Après une présentation très technique de son matériel, une séance photo et des autographes, le pro fixe un prochain rendez-vous aux élèves : « A bientôt, dans les vagues de Sangatte… ».

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