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Yoann VIDOR : de Coubertin à Melbourne...

Ancien élève de T ES, Yoann Vidor relate son parcours.

D 2 mai 2011     H 21:11     A     C 0 messages


Après le bac, j’ai intégré la Classe Préparatoire littéraire du lycée Mariette à Boulogne-sur-Mer. Le recrutement se fait sur dossier. Hypokhâgne et khâgne, deux années (2003-2005) très denses.
Puis j’ai quitté le NPDC pour aller étudier à l’Université Montaigne Bordeaux III, en licence d’Histoire. Il existe plusieurs passerelles entre les classes prépa et l’université par un jeu d’équivalence. Le choix de cette matière était autant par intérêt que par défaut, car je n’avais aucun diplôme en poche après la classe prépa, et je n’avais pas intégré l’ENS à laquelle nous prépare la CPGE. Un petit mot toutefois sur l’année universitaire : l’année 2005 fut marquée et perturbée par les manifestations et les grèves estudiantines contre le projet de loi CPE de Dominique de Villepin (souvenez-vous…) Plusieurs semaines de perturbations, puis de fermeture du campus ont interrompu les études ! Un vrai choc après avoir trimé deux ans sans relâche…

Après l’obtention de ma Licence, j’ai postulé pour Sciences-Po Bordeaux, en Master d’Action Publique et de Gouvernance Territoriale. Admission sur dossier. Mon choix était purement opportun, car je voulais uniquement intégrer l’institut, quelle que soit la filière.
Mais ce n’est pas fini ! À la fin de ma première année de Master, j’ai pris connaissance d’une autre filière qui proposait un échange scolaire d’un semestre avec l’Université Laval de Québec, en lobbying. J’ai donc remué ciel et terre (oui, comme toute administration, le monde universitaire n’aime pas les électrons libres) pour faire accepter ma demande de transfert en Master 2 d’Affaires Publiques et de Représentation des Intérêts.

Rentré de Québec à l’hiver 2007, je termine mes études avec Sciences-Po par un stage professionnel à GrDF (filiale de dsitribution gaz du groupe GDF-SUEZ) en tant qu’attaché de presse, responsable de communication externe et assistant de direction. 6 mois de stage payés, de mai 2008 à fin octobre 2008 avant de m’envoler pour l’Australie.

Pourquoi l’Australie ?
L’Australie correspond à un choix tout à fait personnel, qui n’a plus rien à voir avec les études. GrDF m’avait proposé un CDI mais je ne me sentais pas prêt à travailler plein temps à Paris…
J’ai organisé avant mon départ pour le nouveau monde un autre stage, cette fois-ci avec l’Alliance Française de Melbourne en tant qu’assistant culturel, responsable de communication.
Enfin, plusieurs opportunités de travail en traduction et en interprétariat m’ont finalement poussé et incité à reprendre une formation dans ce domaine. C’est pourquoi je suis inscrit en Master de Traduction et d’Interprétariat, en trois semestres, à l’Université Monash de Melbourne.
Je termine le master à la fin de ce semestre, à la suite de quoi je prévois de m’établir dans le pays grâce à un visa de Résident Permanent.

Mon meilleur souvenir de Coubertin : le voyage en Écosse à la fin de la classe de seconde. La fin de l’année, un brin de folie dans l’air, l’insouciance, les lacs écossais, la bande de copains et les 400 coups lors des sorties, les professeurs à nos côtés qui géraient courageusement tout le groupe… Meilleur souvenir sans aucun doute !

Le pire : …le pire, c’est que je ne parviens pas à me rappeler mon pire souvenir !

Jugement sur ce parcours :
Je n’ai pas été l’élève brillant que d’autres ont été, mais je dirais sans rougir que mes résultats honorables témoignent de ma préparation réussie au bac… exception faite en maths !
Pour l’après bac, c’est plus difficile à dire. La classe préparatoire fut si intense, le rythme tellement soutenu, et le contenu dense à un tel point que j’ai dû tout apprendre sur le tas. Tous les programmes étaient nouveaux, et les exigences des professeurs/du programme élevées. En réalité, la classe prépa, c’était comme réviser pour le bac tous les jours !

Quelques conseils aux élèves d’aujourd’hui, élèves de ES ou élèves de 2nde indécis quant à leur orientation :

L’orientation au lycée n’est pas une finalité. C’est un point de départ, qui peut mener à tout. C’est à vous de créer votre propre parcours : vous êtes les artisans de votre vie !
J’ai appris que ce ne sont pas les parcours fléchés des guides étudiants, ou même les braves et dévoués conseillers d’orientation qui peuvent vous indiquer quelle voie suivre. Vous êtes riches de ressources dont vous ignorez peut-être l’existence encore car votre parcours présent ne vous donne pas l’opportunité de les mettre à jours. Explorez ! Soyez curieux de tout !
Je n’ai jamais eu de véritable projet (en témoigne mon parcours en circonvolutions) mais j’ai toujours suivi mon intuition, depuis le lycée et je sais que cela m’a permis de me rapprocher de mon Centre.
Alors ne vous arrêtez pas à un obstacle administratif, et suivez votre intuition !

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