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Exercices de style en 2nde Bleue

D 12 juin 2009     H 19:14     A I.Rembotte     C 0 messages


Basique

Chaque matin, à l’orée du jour, la boulangère, souriante et alerte, accueille ses premiers clients. Elle s’empare de ses pains, pains grand-mère, pains des deux caps, pains complets, pains aux figues et autres merveilles à peine sortis du four, avec une vivacité, une célérité inégalées. Si le client le lui demande, elle coupe le pain en fines tartines grâce à une machine bruyante au mouvement régulier. Puis, toujours habile, elle le glisse d’une traite dans un sachet blanc avant de se tourner vers les clients affamés et de leur réclamer la monnaie. Mais ce matin, tout se passe différemment : le voisin est entré dans la petite boulangerie encombrée de cageots de toutes sortes et de villageois de toutes tailles, effaré. Il est comme hors de lui et chacun le regarde avec gourmandise : que lui est-il arrivé qui égayera la conversation matinale autour de la table de la cuisine ? La boulangère a comme suspendu ses gestes, elle continue à saisir les pains alignés mais on voit qu’elle guette le nouvel arrivé… Ce dernier reprend son souffle et ses esprits. Puis, il révèle enfin, à l’assistance médusée, ce qu’il vient de lui arriver : le chat a déterré tous les oignons des fleurs qu’il a plantés ce printemps. Les clients sont déçus et quittent résignés la boulangerie, chargés du pain qui sera leur seule gourmandise de la matinée.

Lipogramme en "O" et "U"

Chaque matin dès le lever de la matinée, la marchande de pains agréable et alerte, fait entrer ses premiers clients. Elle s’empare de ses pains, pains grand-mère, des pains divers et variés, des merveilles récemment créées avec la vivacité, la célérité inégalées. Si le client le réclame, elle tranche le pain en fines tartines grâce à sa machine. Après, elle le glisse dans le sachet blanc avant de revenir vers ses clients affamés et de réclamer ainsi l’argent. Mais ce matin, rien n’est pareil : l’habitant est entré dans le petit magasin de pains rempli de caissettes et d’habitants, effaré. Il est énervé et les habitants se demandent le tracas de cet habitant. La marchande de pains enchaîne les pains alignés mais elle regarde cet habitant... Ce dernier reprend ses esprits. Après, il révèle enfin à l’assistance : le chat a déterré les semences plantées ce printemps. Les clients partent résignés de ce magasin avec le pain, le plaisir de la matinée.

Sébastien

Alexandrins

Ô boulangère, chaque matin à six heures,

Tu ouvres ta boutique dans la bonne humeur.

Aux aurores, quand aucune voix tu ne perçois,

Tu devines une présence : les clients sont là

Et s’accumulent dans la foule qui s’agrandit.

Boulangère, boulangère, travaillant dans le bruit,

Tu vois cette foule, les clients s’accumuler

Quand soudainement tu vois venir essoufflé

Un homme qui fait silence, et qui veut s’exprimer.

Il demande une audience, ce qui peut étonner :

Et voilà que de la foule le bruit s’arrête ;

De la chose il parle avec un ton alerte :

Ô boulangère, c’est encore le chat Mistigri,

Qui avec ses griffes déplante tous les oignons.

Les clients déçus, quittent la boulangerie ;

Ce matin au déjeuner, pas de discussion ;

Certes, c’est vrai, le chat déplante tous les oignons ;

Mais ici qui veut en faire une conversation ?

Alexandra

Sonnet en décasyllabes

A l’orée du jour, une boulangère

Près des ses beaux pains chauds désespère :

Ses clients, si peu souriants, ont peur

Que brusquement par dépit elle pleure

La moitié des clients l’ont abandonnée

Sans lui témoigner la moindre pitié

Voilà qu’elle tente de se ressaisir

Mais elle ne peut retenir un soupir…

La voilà devenue souriante :

Soudainement un voisin arrive

Elle le regarde, confiante

Et tous les regards vers lui se rivent

Son chat, tous les oignons a déterré

Et ainsi le suspens est achevé

Amélie

Précision

Tous les matins, à 8h02, la boulangère âgée de vingt-sept ans, qui mesure 1m67, qui pèse 58.2 kg, qui a de longs cheveux blonds et lisses d’environ 5x10-5 mm de rayon, et qui dévoile de sa bouche maquillée de rouge, vingt-six jolies dents, accueille à ce moment-là ses cinq premiers clients : M Cheveu, Mme Choix, Mlle Chaussure, M Chapeau (le policier et père de Julie-Berthe) et Mme Chanson. Elle s’empare de ses pains, pains grand-mère, pains des deux caps, pains complets, pains aux figues et autres merveilles à peine sortis du four de 61 cm², avec une vivacité, une célérité inégalées. Si le client le lui demande, elle coupe le pain en tartines de 1.6 cm grâce à une machine bruyante, noire, brûlante et violente au mouvement régulier. Après 2min07secondes, elle glisse le pain tranché d’une traite dans un sachet blanc qui porte le cachet de la boulangerie des Trois Chocolats : cette inscription est faite d’une belle écriture dorée, avant de se tourner vers les clients affamés et de leur réclamer : 0.96euros, 0.71euros ou 1.01euro. Mais ce matin, à 8h02, tout se déroule différemment : le voisin, yeux marron, cheveux courts et gris, 1m 55, 76kg est entré dans la petite boulangerie de 216m3 encombrée de cageots en bois, en plastique, en carton et de villageois de toutes tailles, effaré. Il semble hors de lui, énervé et chacun le regarde avec gourmandise : que lui est-il arrivé ces trois derniers jours qui égayera la conversation entre les parents, la grand-mère et ses deux petits-enfants à 11h32 autour de la table de la cuisine ? La boulangère a comme suspendu ses gestes, elle continue à saisir un des vingt et un pains chauds, préparés et alignés mais on voit qu’elle guette le nouvel arrivé… Ce dernier reprend son souffle et ses esprits pendant vingt-sept secondes. Puis, il révèle enfin, à l’assistance médusée, ce qui vient de lui arriver : le chat noir à taches blanches de un an, deux mois et cinq jours a déterré les quarante-deux oignons des fleurs, tulipes, lilas, géraniums, et lys qu’il a plantés les 22 et 23 février 2009. Les clients sont déçus et quittent résignés la petite boulangerie, deux ou trois pains à la main qui seront leur seule gourmandise de 9h12 à 11h31.

Laurine

Passé Simple

Dans un village, à l’orée du jour, une boulangère charmante et alerte accueillit ses premiers visiteurs comme chaque matin. Elle s’empara de ses multiples pains grand-mère, des deux caps, complets et autres merveilles à peine sortis du four qu’elle mania avec une vivacité et une célérité inégalées. Plusieurs clients lui demandèrent de couper le pain en fines tranches et elle le fit volontiers à l’aide de sa machine, certes serviable, mais bruyante au mouvement régulier. Puis, toujours avec une habilité extraordinaire, elle glissa le pain à l’intérieur d’un sachet blanc et le servit à ses clients affamés tout en réclamant sa monnaie. Mais ce matin ne fut pas habituel, le voisin entra dans la boulangerie, effaré. Tous les clients présents le regardèrent et furent impressionnés par son humeur. L’individu intrigua la boulangère mais celle-ci continua à servir ces clients tout en guettant le nouvel arrivé. Puis, il déclara enfin la raison de son comportement : la matin même, son chat déterra tous les oignons des fleurs. Les clients furent déçus et quittèrent la boulangerie avec leur seule gourmandise du matin.

Joséphine


Interrogatoire

- Quand cela est-il arrivé ?

- Un matin, chaque matin même.

- Mais qui était cette personne ?

- La boulangère du coin.

- Et que faisait-elle ?

- Elle accueillait ses premiers clients.

- A-t-elle ensuite distribué son pain ? Comme tous les jours ?

- Bien sûr, elle le coupait même en fines tranches à l’aide d’une machine, pour ceux qui le souhaitaient.

- Avez-vous remarqué quelque chose en particulier ?

- Hé bien oui. Ce matin, le voisin est entré dans la boulangerie, effaré.

- Effaré vous dites… Qu’a fait la boulangère alors ?

- Elle a continué de servir ses clients, tout en gardant un oeil sur cet individu.

- Vous n’êtes pas allée le voir afin de savoir ce qu’il avait ?

- Non, je l’ai d’abord laissé reprendre son souffle et ses esprits.

- Et que s’est-il passé ensuite ?

- L’homme s’est approché et a avoué ce qu’il lui était arrivé.

- Mais enfin qu’a-t-il dit ?!

- Il a expliqué que son chat a déterré tous les oignons des fleurs qu’il avait plantés ce printemps.

- Et qu’ont fait les clients ? Comment ont-ils réagi ?

- Ils ont finalement quitté la boulangerie, déçus.

Mathilde

Injurieux

Chaque foutu matin, à l’orée du jour, l’immonde et vieille boulangère, désagréable et très lent, accueille ses ignobles et dégueulasses clients. Elle s’empare de ses vieux pains brûlés, pains de vieilles, pains des deux bosses, pains blé, pains violet et autres damnations à peine sortis de cet enfer de four, avec une paresse et une lenteur inégalables. Si ce con de client le lui aboie, la mocheté râle et coupe cette merde en tranches grâce à une machine encore plus grosse que le furoncle qu’elle a sur son front. Après, toujours maladroite, elle le fout dans un truc blanc troué, se tourne vers le gros client morfale et lui arrache le fric. Mais, ce foutu matin encore plus moche que les autres, toutes les nullités se passent différemment : le bruyant gars est venu dans la minable baraque encombrée de vieux cartons et de ces cons de paysans. Il est comme hors de lui et chacun le regarde avec dégoût. La vieille continue à jeter ses pains merdiques dans un carton rempli de miettes. Un client arrive et ce vieux con essuie son front avec sa manche noyée par sa transpiration, j’aurais préféré qu’il crève que de lui faire la conversation. Enfin, il raconte son histoire mais tout le monde s’en fout : il nous dit que son matou a déterré les oignons de ses fleurs. Les clients embarquent leur pain et se barrent de la baraque.

Maxime


Maladroit

Chaque matin, non, tous les jours, ou plutôt tous les matins, la boulangère ou le boulanger accueille ses clients. Il ou elle s’empare de ses pains, de ses croissants, pains au chocolat ou n’importe quoi, peu importe, là n’est pas la question, avec une maladroite vivacité -la même que celle avec laquelle j’écris ce texte-. Alors si un client, ou une cliente, ou plusieurs clients en même temps (soyons fous !) lui demandent de couper le pain en fines tranches ou épaisses, la machine ne semble pas fonctionner, en plus elle est bruyante, faudrait dire à la boulangère d’en acheter une nouvelle. Et puis de toute façon ce que j’écris c’est nul, au début je ne voulais pas raconter cette stupide histoire, ce n’est pas moi. Je préfère le fantastique au réel. Enfin bref, où en étais-je ? Ah oui, donc, la boulangère glisse le pain d’aune seule traite wow (« traite » qui vient du verbe « traiter » je ne savais pas quelle expression utiliser, il y avait aussi « d’un seul coup » mais le verbe « couper » n’est pas approprié ici). Donc, elle le glisse dans un sachet blanc (le blanc couleur de la pureté, connote la neutralité ou la neutrité ?) ; enfin elle se tourne et demande la monnaie (heureusement ! - le pain ce n’est pas gratuit -). Mais ce matin, tout se passe différemment, et là vous vous dites « enfin de l’action ! Qu’est-ce qu’il va se passer ? avec avidité parce que ce n’est pas qu’on s’ennuie mais pour l’instant il n’y a rien de palpitant, j’aurai pu raconter directement ce qui s’est passé au lieu de vous relater la vie de la boulangère…En gros, parce que ça commence à devenir long, un voisin entre effaré dans la boulangerie. Il révèle après un laps de temps indéterminable que finalement un chat a déterré tous les oignons des fleurs qu’il a plantés ce printemps.

THE END. Il n’y a pas de chute (« chute » : nom commun qui vient du grec « choutos »)

Morale : ne jamais planter les oignons de fleurs le printemps si vous possédez un félin qui s’ennuie.

Joséphine


Médical

A chaque séance de radiothérapie, l’infirmière souriante et alerte consulte ses patients. Elle s’empare de ses seringues remplies de corticoïde, de vingt millilitres de cortisone et d’autres substances à peine sortis du laboratoire pharmaceutique. Si un patient le lui demande, elle injecte les substances par de petites pressions exercées sur cet objet à usage unique. Puis toujours professionnelle, elle injecte d’une traite l’aiguille dans la veine. Mais ce matin, tout se passe différemment : le médecin de garde entre dans la salle de réanimation encombrée de convalescents de toutes corpulences. Et tout à coup, sa respiration s’accélère : il fait une crise cardiaque. Chacun est affolé. Mais que fait son organisme ? L’infirmière suspend les examens en cours et guette un cobaye pour une greffe d’organe. L’intervention du brancardier permet au médecin de garde, de rester en vie. Un chirurgien l’opère, sous le regard des patients inquiets. Le camp médical constate le décès du médecin de garde quelques heures plus tard. Les malades déçus quittent le C.H.U de Nantes, chargés de tamiflu qui sera leur seul rempart contre la maladie.

Martin

Epique

Chaque matin, la boulangère au bras de fer, souriante mais si effrayante, accueille ses premiers clients : face à la prestance de la vendeuse, ils paraissent minuscules. Elle s’empare habilement de ses pains, ceux-ci semblent voler tellement les gestes de notre boulangère sont adroits et amples… Si le client l’en prie, elle coupe le parpaing de farine en fines tranches grâce à une monstrueuse machine de guerre bruyante qui avait l’air d’obéir à son général. Puis, toujours empreinte d’une agilité incroyable, elle le glisse d’une traite dans un sachet blanc avant de se tourner rapidement vers les clients affamés et de leur réclamer la monnaie tel un ordre qui prend l’allure d’une accusation meurtrière. Mais ce matin-là, tout se passe différemment : le voisin a poussé la porte de la boulangerie avec une force herculéenne. Celle-ci était encombrée de cageots de toutes sortes et des villageois de toutes tailles. Effaré et colérique, il est comme hors de lui et chaque habitant plus vulnérable l’un que l’autre le regarde avec une peur indescriptible sur le visage. Quel événement va-t-il annoncer qui les marquera tous à jamais ? Chacun des gestes de la boulangère semble mécanique, pourtant elle continue son œuvre. Mais on perçoit dans ses yeux une lueur de feu ; prête à bondir, elle attend… Ce taureau essoufflé reprend ses esprits. Puis, il déglutit enfin ses dernières paroles à l’assistance médusée, ce qu’il vient de découvrir : le chat, tel un ouragan, a ravagé son parterre de fleurs, et l’a réduit en champ de bataille… Les clients choqués par l’intervention de cet homme assoiffé de vengeance, se précipitent vers la sortie. Seule la boulangère prête à lutter pour sauver son chat reste immobile face à l’invincible voisin…

Laurine

Négativités

Ce n’était ni un soir, ni un midi, mais un matin. Ce n’était ni à l’aube, ni au crépuscule, mais à l’orée du jour. Ce n’était ni une poissonnière, ni une bouchère, mais une boulangère. Ce n’était ni une gracieuse et méfiante, ni une aimable et chantante, mais une souriante et alerte. Ce n’était ni des patients, ni des souffrants, mais des clients. Ce n’était ni de l’orge, ni du blé, mais du pain. Ce n’était ni broyé avec des dents grinçantes, ni tranché avec des ciseaux effrayants, mais coupé avec une machine bruyante. Ce n’était ni une jeune fille maladroite, ni une folle dame, mais une femme habile. Ce n’était ni le maire, ni un gendarme, mais un voisin. Ce n’était ni des sacs, ni des bacs, mais des cageots. Ce n’était ni un désespéré, ni un angoissé, mais un effaré. Ce n’était ni un discours, ni un dialogue, mais une révélation. Ce n’était ni arrivé au chien, ni au singe, mais à lui. Ce n’était ni un canard, ni une chèvre, mais un chat. Ce n’était ni planté, ni enlevé, mais déterré. Ce n’était ni des carottes, ni des poireaux, mais des oignons. Ce n’était ni sur l’herbe, ni sur un arbre, mais sur des fleurs. Ce n’était planté ni cet hiver, ni cet été, mais ce printemps. Ce n’était ni des clients joyeux, ni des fous glorieux, mais des clients déçus. Ce n’était ni la sortie de la boucherie, ni celle de la fromagerie, mais celle de la boulangerie. Ce n’était dans leur main, ni des galettes, ni des gâteaux, mais du pain. Ce n’était ni un en-cas, ni un petit creux, mais une gourmandise. Ce ne sera ni lors de la journée, ni à la tombée, mais en début de matinée.

Paul

Lettre officielle

J’ai l’honneur de vous informer des faits suivants dont j’ai pu être le témoin. En effet, chaque matin au lever du soleil, notre humble boulangère nous accueille souriante, les bras ouverts. Ladite marchande saisit ses pains, pains troisième âge, pains des deux caps, pains complets, pains aux figues, qui tous plus succulents les uns des autres nous font saliver lorsque ils sortent du four, avec une vivacité et une célérité déconcertantes. Si la clientèle le lui demande, sans protester, elle coupe le pain en fines lamelles grâce à une machine quelque peu encombrante et agissant avec un mouvement régulier. Puis, sans hésiter, sans douter, elle le déplace dans un conteneur de papier blanc avant de se tourner vers ces hôtes qui salivent d’avance pour leur réclamer son dû. Mais en ce jour, tout se passe malheureusement différemment : Le voisin est apparu dans la boulangerie encombrée de caisses diverses et de villageois de toutes tailles, effaré. Cet homme a l’air dérangé et attire l’attention de tous, chacun se demande quelle aventure lui est arrivée, aventure qui pour tous est une interrogation. La marchande reste bouche bée, mais fait comme si de rien n’était, elle continue son travail. Mais tous remarquent qu’elle est obnubilée par le nouvel arrivant. Celui-ci essoufflé, se ressaisit avant de déclarer devant l’assemblée son histoire. Son misérable chat a exhumé toutes ces plantations qu’il a durement semées. C’est ainsi, mon cher monsieur que les hôtes de la boulangère quittèrent la boutique déçus de n’avoir eu à ouïr une histoire à leur goût, chargés du pain qui sera leur seule consolation. Dans l’attente de votre réponse, je vous assure, Monsieur, de ma parfaite considération.

Florian

Poème en alexandrins

Chaque matin la boulangère, heureuse, accueille.

Beaucoup de gens arrivent et s’exclament : "Bonjour !".

Mais avant elle marche et voit des fleurs qu’elle cueille,

Prépare des gâteaux qui dorment dans le four.

Se pose quelques questions sur un tas de choses,

La couleur des moutons, j’ai pas de rime en "oz".

Elle se demande, avec conviction,

Si l’océan est bleu, et si les schtroumpfs sont cons.

Mais cette réflexion est interrompue,

Par l’apparition des clients dans la rue.

Le premier est un brave homme, il veut deux croissants.

Le second mange une pomme, il suit sa maman,

Qui désire entrer en possession d’un pain

Dont un morceau sera donné à son lapin.

Lorsque soudain un bruit, venu de nulle part,

Fait sursauter les oies, les canards dans la mare :

Le voisin de devant vient de claquer la porte,

Il se met à vociférer de telle sorte

Qu’en un instant chacun a perçu son haleine

Et prie pour que résistent son coeur et ses veines.

En effet le nouveau venu a un peu bu,

Il ne peut différencier les crues des décrues.

Il se met à danser, à chanter du Johnny,

On a tous quelque chose en nous de Tennesse.

Puis il déclare que, dans le grand potager,

Les chats Félix et Jules avaient fait des bébés.

De plus ils avaient déterré au crépuscule

Les oignons du curé et percé leurs pustules,

Puis, ils s’étaient fait tuer par des braconniers

Qui les avaient désossés pour faire des pulls.


Thibault

Prière d’insérer

Le fabuleux auteur du Déjeuner avec la boulangère renouvelle son personnage de Maryvonne dans son dernier roman, Une boule à Angers. Dans ce second opus, on retrouve l’atmosphère malicieuse de l’écrivain dans le quotidien de notre héroïne animé pas l’apparition, dans la boulangerie du village, d’un personnage énigmatique qui éveillera la curiosité des clients. Dans l’épisode final on voit le mystérieux bonhomme expliquer à l’assistance médusée sa mésaventure. Le tout ravit jusqu’aux plus jeunes.

Charlotte

Probabiliste

Probablement tous les matins, à l’heure où le soleil se lève, une jeune femme- sûrement la boulangère- accueille des gens qui, pour moi, sont ses premiers clients. Elle s’empare de quelques broutilles –à première vue ce sont des pains, sûrement les pains des deux caps, ou peut-être les complets ou ceux aux figues - qu’elle sort du four. En général dans ce cas, le client sûrement affamé lui tend de la monnaie et lui demande- dans la plupart des cas- de le lui couper, ce qu’elle exécute probablement avec une machine, avant de le glisser habilement dans le sachet : ce doit être une habitude. Mais aujourd’hui, c’est sûrement le premier jour de l’année que tout se passe différemment. Un homme, je pense que c’est le voisin, est entré dans la boulangerie, comme hors de lui. Les gens le regardent avec curiosité, se demandant sûrement ce qui égayerait leur conversation matinale. Il raconte enfin son histoire : ce matin, il est sorti dans son jardin et a trouvé des choses éparpillées, il n’en est pas sûr mais il pense qu’il s’agissait des oignons de fleurs qu’il avait plantés l’automne dernier. Il pense que c’est son chat, peut-être pour se venger de l’avoir laissé dehors pendant quatre jours. Les clients partent alors, ils doivent être déçus par le manque de nouveauté.

Emeline

Conseilleur

Chaque matin, à l’orée du jour- soit dit en passant c’est le meilleur moment pour aller chercher son pain – la boulangère souriante et alerte, je vous la conseille d’ailleurs, accueille ses premiers clients. Elle s’empare de quelques pains, des deux caps ou aux figues, ce sont les meilleurs. Si le client le lui demande, il le vaut mieux, elle coupe le pain en fines tartines grâce à une machine bruyante au mouvement régulier. Puis toujours habile elle le glisse dans un sachet blanc, avant de servir et de rendre la monnaie. Le voisin est entré dans la boulangerie, en évitant les cartons. C’est toujours comme ça les mardis, il vaut mieux ne pas y aller ce jour-là. Il est comme hors de lui et tout le monde le regarde avec gourmandise, ne faites jamais ça : ça met les gens mal à l’aise. Ce dernier reprend enfin son souffle, soit dit en passant, voilà les effets du tabac ! Il révèle enfin à l’assistance médusée ce qu’il vient de lui arriver : son chat a déterré tous les oignons des fleurs qu’il a planté cet automne, il parait que c’est la meilleure saison. Tous les clients partent alors par manque de nouveauté, voilà pourquoi il ne faut pas les exciter pour rien

Emeline

Périphrase

A chaque lever du soleil, à l’orée du jour, la femme qui fait du pain ouvre la bouche de façon à montrer ses dents. Elle ouvre ses bras aux premières personnes qui veulent dépenser leur argent pour des morceaux de pâte chauffés à haute température, à tel point que ces morceaux ont une couleur brune et que dès lors que l’on met une main à chaque extrémité du pain, il craque avec un son doux. Si le client fait des phrases interrogatives pour que la femme qui cuit les morceaux de pâte lui donne un morceau de pâte cuit, l’individu de sexe féminin s’exécute. Elle tend la main, elle pose délicatement ses dix doigts sur un pain et emprisonne le morceau de pâte cuit de ses doigts. Puis, elle pivote vers l’individu de sexe masculin qui lui a fait une requête et lui tend ce qu’il veut dans un sachet fait de plastique de couleur neige. Ensuite, l’homme referme sa main autour du plastique et se retourne pour se diriger vers la sortie. Un autre individu fait un pas vers la dame qui cuit le pain. Soudain, un jeune individu de sexe masculin pose vivement sa main sur la porte de la boulangerie et exécute une vive pression : la porte s’ouvre. Il est sorti de ses gonds. Ensuite il respire de plus en plus lentement et aligne quelques mots. Il dit : « Le chat du voisin a fait sortir de terre les oignons de fleurs. »Tout le monde ressent de l’amertume et du dégoût car ce que l’individu a dit n’intéresse aucune personne venue échanger des ronds de métal contre un morceau de pâte cuit, ni même la fabricante des pains. Les gens dont le ventre crie famine repartent, avec des sachets couleur neige entre leurs doigts, dans lesquels se trouve leur seul plaisir des douze heures à venir, c’est de la pâte cuite.

Marie

Lyrique

Chaque matin, dès le soleil levant moi, façonneuse de pains, merveilleux métier dans lequel je mets tout mon cœur, j’étais souriante et alerte : j’accueillais avec bonté et bonheur les premiers clients de la première lueur du jour. Je m’emparais gracieusement de mes magnifiques créations qui me viennent de Dame nature, des blés blonds et de l’eau qui jaillit de belles sources ! Je m’exécutais selon la demande de mon cher client, je pouvais lui couper le pain en fines tartines comme je pouvais donner du pain brut comme la pierre pour les chevaux d’à côté. Je servais la délicieuse chose dans un petit sachet blanc comme la neige pure et fraîche de l’hiver, froide et glaciale saison. Je me retournais pour attraper mes créations qui sont toutes uniques, comme la nature les a voulues, pour les donner à mes clients du jour. Mais, un jeune homme vint déranger mon lieu, ma boulangerie, il m’avait à peine dit bonjour. Il était énervé, furieux, anxieux, hors de lui, enragé ! Je croyais qu’il allait tout saccager. Puis, il me fit une révélation idiote. Il m’apprit seulement que le petit félin, d’une magnifique couleur sable, le chat du poète qui vit près du cheval sans nom, a déterré les oignons de fleurs qui avaient grandi, évolué, sorti leur bourgeon de la terre depuis le début du printemps. Je me rendis compte que j’étais aussi déçue que les autres. Les clients sortirent de ma boulangerie, résignés, dégoûtés, dépités, chargés de mes créations, seule gourmandise de leur journée.

Marie

Vulgaire

Au matin, à peine c’est le jour, la vendeuse de pain paraît sympa. Elle chope son attirail, pains grand-mère, pains complets, pains aux figues et tous ces trucs cool. Quand on lui demande, elle découpe ses miches avec un engin qui fait plein de bruit. Après, elle le fourre dans un paquet et revient voir les morfales pour avoir son oseille. Sauf qu’aujourd’hui, c’est pas pareil, parce qu’il y a un type qui habite pas loin qui est entré dans la boutique à fond les manettes. Chacun regarde ce drôle d’oiseau en se demandant quoi. On aurait cru qu’elle gobait les mouches, la boulangère. Mais elle continuait sa besogne tout en le mâtant. Le gars se reprend : " Ya ce bon dieu de chat qui a bousillé les semences", qu’il dit. Les gens boudent et se tirent de là, avec leurs paquets qui seront la seule récompense d’aujourd’hui.

Timothée

Distingo

Chaque matin, à l’orée du jour (et non la raie d’un sourd), la boulangère (et non la boule ingère), souriante et alerte, accueille des premiers clients (et non un dépliant crémier). Elle s’empare de ses pains (et non pas du sapin) avec une vivacité (je cite : vive), une célérité inégalées. Si jamais on lui demande (sans trois Mende), elle coupe le pain (sans coup du lapin) grâce à une machine bruyante (sans pour autant brouiller ma chaîne). Mais ce matin, tout se passe différemment (et vraiment dix c’est pas douze) : le voisin est entré (sans voisiner trente) dans la boulangerie encombrée de villageois, effaré (non ré fa ré !). Il est hors de lui (sans pour autant reluire d’or) et chacun le regarde avec gourmandise (sans qu’Iseman se goure) : Que lui est-il arrivé qui égayera (ou égarera) la conversation (et non leur conservation) autour de la table de la cuisine ? La boulangère a comme suspendu ses gestes (sans suggestion de se pendre), elle continue à saisir les pains alignés mais on voit qu’elle guette le nouvel arrivé (et non l’arrivée d’une nouvelle)... Ce dernier reprend son souffle et ses esprits (sans s’essouffler l’esprit). Puis, il révèle enfin, à l’assistance (et non tant à la six) médusée, ce qu’il vient de lui arriver : le chat a déterré (non déchargé) tous les oignons des fleurs qu’il a plantés ce printemps (et si ça plante, tant pis). Les clients sont déçus et quittent résignés (sans signer de requêtes) la boulangerie, chargés du pain qui sera leur seule gourmandise (disent-ils seulement) de la matinée.

Paul, sous le pseudo de...

Visuel

Chaque matin, à l’orée du jour d’un ton orangé, la boulangère d’un au teint pâle, souriante, alerte, accueille ses premiers clients grisâtres. Elle s’empare de ses pains dorés à peine sortis du four gris, avec une vivacité, une célérité inégalées. Si le client le lui demande, elle coupe le pain ocre en fines tartines jaune citron grâce à une machine verte et blanche au mouvement régulier. Puis, toujours habile, elle le glisse d’une traite dans un sachet blanc avant de se tourner vers les clients affamés bordeaux et de leur réclamer la monnaie argentée et dorée. Mais ce matin tout se passe différemment : le voisin est entré dans la petite boulangerie bleue encombrée de cageots marron de toutes sortes et de villageois blanchâtres de toutes tailles, coloré d’un rose dragée. Il est comme hors de lui et chacun le regarde avec gourmandise : que lui est-il arrivé qui égayera la conversation matinale autour de la table violette de la cuisine jaune ? La boulangère a comme suspendu ses gestes, elle continue à saisir les pains multicolores alignés mais on voit qu’elle guette le nouvel arrivé… Ce dernier, tout rouge, reprend son souffle et ses esprits. Puis, il révèle enfin, à l’assistance médusée rose d’émotion, ce qu’il vient de lui arriver : Le chat noir a déterré tout les oignons jaunâtres des fleurs vert perroquet qu’il a plantés ce printemps. Les clients sont déçus et quittent résignés la boulangerie vert émeraude, chargé du pain doré qui sera leur seule gourmandise d’une journée fuchsia.

Etienne

Zoologique

Chaque matin, à l’orée du jour, l’ourse, souriante et alerte, accueille ses lions. Elle s’empare de toutes les nourritures, saumon, miel, baies et autres quelle vient de trouver, avec une vivacité, une célérité inégalées. Si un lion rugit elle lui laisse les os de la viande. Puis toujours habile, elle lui lance la nourriture. Mais ce matin, tout se passe différemment : une abeille est entrée dans la caverne accompagnée d’autres animaux de toutes sortes. Elle est comme hors d’elle : qu’est-il arrivé qui égayera les rugissements matinaux dans la caverne ? L’ourse a comme suspendu ses gestes, elle continue à saisir la nourriture alignée mais on voit qu’elle guette la nouvelle arrivée ...Cette dernière reprend son souffle et ses esprits. Puis, elle révèle enfin ce qui lui est arrivé : l’ourson a pris le miel de la ruche des abeilles. Les lions et autres animaux sont déçus et quittent la caverne, chargés de la viande et autres nourritures qui seront leurs seules gourmandises de la matinée.

Arthur

Lyrique

A l’orée d’un jour céleste, alors que j’errai dans la douce campagne imbibée des dernières gouttes de rosée, j’ouis le doux carillonnement de la porte de la boulangerie. Ô ! Comme mon être s’enflamma lorsque, curieux, j’aperçus la gracile silhouette de la charmante boulangère. Elle s’emparait, vive, de ses délicieuses préparations dont l’odeur envahissait, mélange de pâtisseries et de croissants encore tièdes, la nature alentour. M’approchant de la porte, je la vis, souriante, emballer un pain blanc qu’elle remettait au client contre une poignée de pièces brillantes et sonores. Sa beauté frappait mon cœur, son indifférence me le déchira. Ô ! Comme ses yeux étaient profonds ! Ils observaient les élucubrations d’un homme qui, disait-il, avait perdu ses navets ou autres cucurbitacés à cause d’un chat. Déçu, alors que je m’apprêtais à sortir, l’importun me devança, et fis claquer la porte bruyamment. Alors, dans la douce campagne, calme à nouveau, ma boulangère se mit à rire. Elle riait, et je me mis à rire moi aussi en regardant les clients dépités, déçus du dénouement de l’histoire.

Charlotte

Anglicisme

Each morning, very tôt, there is a lot of clients in the bread-maison with the sourriante bread-lady. Elle take plein de bon bread hors du four. Une cutting-machine coupe le bread if le client le want et with grâce elle get les bread inside un blanc bag et va back les affamés clients. Very intelligente, la bread-lady demande le bread*. Mais le morning est different et la bread-maison est full of gens quand le neighbour apparait. Il est out of lui et tout le people le regarde : What’s up ?! se disent les people. The bread-lady est freeze et regarde le neighbour. This one reprend son souffle et ses esprits et so il spoil tout le people. The cat a deterré tous les onions et les flowers plantées au spring ! said t-il. Tous le people de la bread-maison la quitte, full of bread comme la bread-maison. Pourtant, ils needaient des gourmandises pour le morning !

*bread signifie « fric » en anglais.

Maxime

Apartés

Chaque matin, à l’orée du jour, la boulangère, elle est souriante et alerte, accueille ses premiers clients. Vite, il faut qu’elle s’empare de toutes les sortes de pains et des autres merveilles qui viennent tout juste de sortir du four. Si le client le demande, il faut qu’elle coupe son pain en fines tartines s’il vous plaît. Tous les clients ont des têtes d’affamés, ils prennent même parfois des airs d’animaux. Cependant, ce matin, tout est diffèrent, le voisin qui d’habitude à toujours le sourire aux lèvres , est stressé. Il entre dans la boulangerie encombrée de toutes sortes de cageots et de villageois, eux aussi sont de toutes tailles, effaré ! Il est hors de lui, tous les regards sont posés sur lui. Que lui est-il arrivé ? La boulangère, tout en gardant le sourire suspend ses gestes et continue à saisir ses pains alignés, tout en guettant le nouvel arrivé ... Celui-ci, reprend ses esprits puis essaye de se calmer. Soudain, il révèle enfin à l’assistance, que la boulangère trouve très médusée, ce qu’il vient de lui arriver : Le chat , ce petit coquin , a déterré tous les oignons des fleurs, qu’il a planté ce printemps. Les clients, ils sont tristes et déçus, quittent résignés la boulangère. Néanmoins, ils quittent avec leur seule gourmandise de la matinée, la petite boulangerie, qui fut très bousculée par ce malheureux petit événement.

Marine

Comédie

Acte premier

Scène I

(A l’orée du jour, dans une boulangerie)

-Le client : Bonjour Madame, vous pourriez le couper un pain complet avec votre drôle d’engin bruyant,s’il vous plait. Et ensuite le mettre dans un petit sac blanc.
-La boulangère :(ironiquement) Mais bien sûr mon petit Monsieur ! Avec ça ?
-Le client : (sur le même ton) Ce sera tout ma petite Dame !

Scène II

-Un autre client :(énervé) Bon alors ! Ça avance devant au lieu de discutailler !

Scène III

(Un voisin à la mine effaré entre dans la boulangerie où l’atmosphère est déjà très tendu et se tait.)

- Un troisième client : Qu’est-ce qui ne va pas mon petit Monsieur, vous avez l’air tout drôle !

-Le voisin :(se tait toujours)

-La boulangère : (bégayante) Mon-mon-monsieur.

Scène IV

-Le voisin :(paniqué) : C’est le chat !

-Le client :Mais qu’est-il arrivé au chat ?

-Le voisin : C’est le chat ! Il a tout déterré !

-La boulangère :(montrant beaucoup d’intérêt) : Un cadavre ?

-Un autre client : Où ?! Quand ?! Comment ?!

-Le voisin :(toujours dans la même état) : C’est le chat ! Il a tout déterré les oignons des fleurs que j’ai plantées !

La boulangère, le client, un autre client et le troisième client :(en choeur, déçus) : Ah ! Quel dommage.

Estelle